Ellevie
First person memoir

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Une Histoire Vraie de Souvenirs Réprimés et

de Problèmes de Stress Post Traumatique


Author:  Marcelle Guy

Co-author:  G.S. Payne


 
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Prologue

 

       La religieuse, dans sa robe noire et son costume, ressemblait à une tache d’encre dans une chambre  aux lits et aux draps blancs.  Le corps de la petite fille sur le lit, près duquel la sœur était assise, était frêle et sans vie.  Ses bras étaient allongés en haut de sa tête et ses poignets étaient attachés à la tête du lit. Cinq lampions de prière avaient été  placés sur sa poitrine dénudée.  Étrangement – les lampions, allumés, et placés dans leurs petits contenants de verre, avaient été installés la tête en bas. Une démonstration, peut-être, d’un exercice bizarre d’exorcisme.  Ou, plus probablement, d’un obscur rituel pour les défunts. Car il ne paraissait pas possible que la jeune fille soit vivante. Il semblait impossible qu’elle le fut, car elle était épiée d’en haut, du plafond, par elle-même, d’une façon extra-sensorielle.  Et l’éducation catholique de cette enfant lui avait appris clairement que l’âme ne se séparait du corps qu’à la mort.

 

~~~~~

 

        En 1977, à l’âge de 42 ans, j’étais debout dans la cuisine de ma maison à Pétaluma, Californie.  Depuis près de deux ans, j’essayais de faire face aux choses étranges qui m’arrivaient.  Une paralysie psychosomatique  m’avait frappée, une première fois en allant voir mon médecin de famille, ensuite en me rendant chez un psychiatre.  Sous l’effet de l’hypnose, j’avais apparemment revécu quelque incident oublié.  Je m’étais débattue sauvagement, mes bras frappant l’air, me battant avec quelque chose ou avec quelqu’un, malgré que je ne sache pas quoi ou qui.  Avec le temps, j’en viendrais à avoir quelque soupçon, bien que, pour un certain temps, je suis arrivé, de quelque façon, à garder ces soupçons en même temps de moi-même et à moi-même.  C’est alors que m’est arrivé un éclair du passé, aussi surprenant qu’assommant, un souvenir d’un titre de journal.  Un certain meurtre de plusieurs années antérieures.  Ces révélations soudaines étaient vagues et confuses et envahissantes.  Quelque chose m’arrivait, et je ne savais pas quoi.

 

        Alors, debout près du comptoir de ma cuisine ce jour-là, l’image de la petite fille morte m’est revenue, comme c’était arrivé des centaines, voire peut-être des milliers de fois auparavant.  Je l’avais gardée avec moi presque toute ma vie. Ça faisait partie de moi, mais d’une façon que je ne démentais pas. C’était juste là.  Seulement, mes expériences récentes avaient, de quelque façon, éveillé quelque chose en moi, et soudainement, de façon inattendue, je me suis sentie envahie par une soudaine certitude que la petite fille dans ce portrait n’était pas, de fait, morte.  Elle était tout à fait vivante, et je le savais de façon définitive car,  tout à coup, je l’ai reconnue.  La petite fille, c’était moi, oubliée, abandonnée, depuis trente-cinq ans.

 

        ̎C’est moi ̎,  me suis-je écriée, et j’ai couru à ma chambre pour regarder mon visage ébahi dans le miroir.  ̎ Elle est vivante …mon Dieu, elle est vivante…  Je suis vivante.̎

 

        Dans les jours qui ont suivi,  cette révélation, qui n’était pas sans joie, deviendra quand même stressante, et ensuite tout à fait effreyante.  La soudaine apparition dans ma vie de cette petite fille, et de tout ce qu’elle en est venue à représenter,  était beaucoup plus que ce que je pouvais mentalement assimiler. Mon instinct me disait de me sauver, mais n’étais-ce pas là tout ce que j’avais fait dans ma vie? La petite fille m’avait retrouvée. Il n’y avait plus de possibilité de me sauver d’elle, plus de place où me cacher.

Et je me sentais perdre le contrôle.  Les journées étaient remplies d’anxiété et de peurs, et, la nuit, le sommeil devenait impossible de peur que je me réveille, pas en moi-même, mais comme quelqu’un d’autre.

 

        Un matin, j’ai conduit de façon désespérée vers le bureau du Docteur Fraser à Santa Rosa, car ma capacité intérieure à contrôler ma vie était en train de s’effondrer. Mon auto allait d’une travée à une autre et j’ai dû me forcer à me concentrer, à penser à où je m’en allais et à surveiller la bonne sortie pour y aller. À la radio, Pétula Clark chantait.  Les lumières sont beaucoup plus vives ici…tu peux oublier tous tes problèmes, oublier tous tes soucis et aller Downtown…les choses seront belles quand tu seras Downtown.

C’était délicieusement déplacé, et soudainement, je me suis retrouvée dans la voie de gauche pour dépasser, prête à passer outre à la sortie et à me diriger vers où les lumières étaient plus vives, vers où je pourrais oublier tous mes soucis. Je voulais aller Downtown, je voulais me sauver encore.  Je me suis reprise à temps et virai vers la voie de droite pour prendre la bonne sortie.

 

        Au bureau du docteur Fraser, je lui ai expliqué à bout de souffle que je ne pouvais pas retourner à la maison. J’avais besoin d’un environnement sûr. J’avais besoin de sécurité. Je devais être admise à l’hôpital psychiatrique.  Il m’a demandé pourquoi.  ̎Parce qu’il y a une petite fille en moi,̎  ai-je expliqué, ̎et elle veut prendre le dessus.̎̎

 

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       Ellevie  -  Une Histoire Vraie

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